Miam !!

Comme vous avez pu le constater, ça manque un peu de mises à jour ici. La faute au taf, aux coupures de courant, de téléphone et donc d’internet et à moi aussi.

Donc, je n’ai pas beaucoup de temps pour alimenter ce lieu. Parlons bien, parlons bouffe.

J’ai reçu pas mal de questions sur le sujet, mais je dois dire que je m’y attendais un peu.

Pour répondre à vos questions, j’ai décidé de faire deux notes en commençant par ce que l’on peut trouver de plus dégeulasse au Népal. (Quand il s’agit de manger, je garde toujours le meilleur pour la fin). Et franchement, de ce point de vue, on peut dire que le Yak n’est vraiment pas un animal formidable, contrairement à l’hirondelle. Il est même franchement tout pourri, le Yak. En plus de fournir de la laine dont on fait des vêtements qui grattent, cette espèce de serpillière à tresses quadrupède (non mais vous avez déjà vu un yak ?)fournit du lait. Lait avec lequel on peut faire du beurre ou du fromage.

Et là, ça se complique. Le fromage de yak est au mieux insipide, et au pire immangeable. Non pas à cause de son goût. En fait il est tout simplement in-mâchable.

Les cubes que vous voyez accrochés à une ficelle ?

C’est ça. Et globalement, manger ces trucs revient à mastiquer un chapelet de cailloux. Immangeable certes, mais pas aussi dégeu que ce que l’on peut faire avec du beurre de yak.

  1. Du Doing Khatte. (c’est l’orthographe la plus proche que j’ai pu trouver de la prononciation népalaise. Si quelqu’un sait ce que c’est, sait comment le prononcer et l’épeler, je lui offre un pesant de cacahouètes.) C’est un alcool de riz servi chaud avec du riz (non cuit) dedans et du beurre de Yak donc.

Mon conseil : si vous voulez goûter quelque chose de similaire chez vous : Dans une poêle, faites chauffer une mesure d’alcool à 70% que vous trouverez chez votre pharmacien ou du gin de très basse qualité. Ajoutez une mesure d’huile de tournesol (ou une huile encore moins goûtue si ça se trouve). Sinon, vous pouvez faire fondre du beurre doux. Ajoutez du riz cru. Une fois le riz roussi, servez le tout dans un grand verre. Dégustez.

2. Le thé au beurre de yak ranci et salé. Rien que de le lire, ça fait déjà peur, non ? Cette boisson vient du Tibet, et franchement, après l’avoir goûté on comprend un peu mieux pourquoi les chinois se donnent tant de mal à écraser la culture tibétaine. Ce truc est une vraie horreur. A la vue, ça ressemble à un chocolat chaud, sur lequel on aurait déposé et fait fondre la graisse jaune qui entoure les blocs de foie gras. Comme l’eau et le gras ne se mélange pas bien, la parie graisseuse reste au dessus, donc on ne voit que le jaune du beurre. Au goût, je dois dire que ça correspond bien à ce à quoi l’on s’attend en attendant le nom : de la graisse fondue et rance avec un léger arrière goût de thé.

Mon conseil : pour un maximum d’horreur, laissez refroidir afin que le breuvage atteigne une texture légèrement pâteuse.

En vrac, on peut aussi citer :

  • Des boules de fromage vendues en conserve dans un sirop très sucré. (Je n’ai pas pu déterminer l’origine du fromage. Je n’accuserai donc pas les yaks sans preuves pour cette fois-ci)
  • Le chhaangh : bière tibétaine (encore eux !!) à base de riz d’apparence laiteuse.
  • Et, pour finir, les pommes chinoises qui envahissent le marché, ont la taille de citrouilles et le goût d’un verre d’eau.

Voilà et pour finir, j’ai un ami qui a écris un truc ici. Comme c’est bien écrit, et que ça me touche, je vous en fait profiter. La prochaine fois, on parlera de choses bonnes, promis.

Premier arrivé, premier servi…

L’hirondelle est un animal formidable.

Quand le froid arrive, cet animal gracieux quitte les glaciales contrées pour aller se caller les fesses au chaud dans les pays du sud. (Oui, les hirondelles ont des fesses).  Eh bien, figurez vous qu’il y a des hirondelles au Népal, là, maintenant. Et ça tombe bien puisque c’est le printemps.

Bref, tout ça pour vous dire qu’ici il fait chaud et que nous allons parler du climat.

Jean-Marcel, bûcheron de son état, à Sarcelles nous a posé la question suivante :

« C’est des montagnes au Népal, il doit faire froid ? En fait j’aimerais savoir quel est le  climat là-bas. Je sais que j’ai déjà posé la question mais je pense que ça doit intéresser les gens. »

Alors, les gens ? Ca vous intéresse ?

Ok, c’est parti.

Bon, pour vous expliquer le climat du Népal, on peut dire que c’est un mix entre les 4 saisons qu’il y a en France et un climat tropical avec une saison sèche et une saison des pluies. Comme si ça n’était pas assez compliqué, la géographie du pays vient perturber tout ça.

  • Les 4 saisons :

Le printemps, a commencé il y a environ deux semaines, ce qui signifie qu’on peut se balader en bermuda et t-shirt du matin au soir sans avoir froid. Les températures vont augmenter et les jours rallonger jusqu’à arriver à

L’été à partir de mai jusqu’en septembre. Les mois de mai et juin juste avant la mousson sont particulièrement chaud (30°C en moyenne).

L’automne commence à partir de septembre. La variation de température devient plus importante entre la nuit et le jour, mais c’est surement le meilleur moment pour profiter du Népal puisqu’il fait encore bon et que la mousson est passée.

L’Hiver commence en décembre et dure jusqu’à la fin de février. C’est l’époque où je suis arrivé à Katmandou. En journée, la température tourne autour de 14°C et la nuit, ça peut tomber jusqu’à 3°C, ce qui pose problème étant donné qu’aucune maison n’a de chauffage ou n’est isolée contre le froid. C’est surtout chiant le matin quand il faut sortir du lit.

  • Saison sèche / Mousson :

Depuis que je suis arrivé au Népal, mi-décembre, je crois me souvenir avoir vu 4 fois de la pluie. Il y a même une fois où il a plu pendant toute une demi-journée. Donc on est bien à fond dans la saison sèche. Il devrait recommencer à pleuvoir un peu en mai. Le mouvement va s’accélérer en Juin pour devenir une bonne grosse mousson en juillet, août, voire septembre.

  • La géographie :

Oui mais voilà, au Népal il y a des montagnes, mais pas que. Donc pour vous expliquer comment elles foutent le bordel, je fais appel à Helmut.

Helmut est un drapeau de l’Allemagne. (Kartöfel à tous les lecteurs teutons, c’est-à-dire personne, je crois) Comme il porte un chapeau, il trouve qu’il a de la personnalité et il veut avoir un prénom. Ne le vexons pas.

Donc le Népal, c’est comme Helmut, traversé par trois grandes zones dans l’axe Est-Ouest.

La bande jaune, au sud, c’est le Téraï. Zone de plaines, peu élevées. C’est donc la partie la plus chaude du pays. (Il est très rare que la température y descende en dessous de 10°C et elle peut monter jusqu’à 40°C)

La bande rouge, au milieu, c’est la vallée de Katmandou. Située vers 1400 m d’altitude, cette zone est un peu plus froide mais il ne neige jamais dans la capitale. D’une part parce que les précipitations sont quasi-inexistantes durant l’hiver, d’autre part par ce que la température ne descend jamais en dessous de zéro.

La bande noire, au nord, c’est la région des montagnes. L’Everest, la chaîne des Himalayas, etc. Alors là, ça caille vraiment durant l’hiver, et surtout pendant les nuits.

Donc vous l’aurez compris, le Népal c’est pas du tout le froid et la neige partout. Merci Jean-Marcel, merci Helmut, merci l’hirondelle.

Pour finir, le front froid venu de France n’atteindra pas Kathmandou, demain le soleil se lèvera à 6h45. Nous fêterons les Yolandes et les Jean-Yves.

Bonne soirée et bon film Sur MNEH TV.

PS : comme suggéré, je vous donne un mot ou une expression par note en Népalais. Aujourd’hui,

pluie : pani

neige : hiu

Le début du commencement

Bon, ben,  Namaste, hein!

Grand moment d’émotion car c’est la première note de ce blog et je vais donc commencer par vous mettre à contribution.

Après presque Trois mois au Népal, j’ai enfin décidé de prendre un peu de temps pour vous donner des nouvelles, vous donner un aperçu de ce qu’est la vie au Népal et répondre aux questions que vous voudrez bien me poser.

Ce blog, c’est un peu ma pause café, je le rédige le soir après le boulot pour me détendre. Donc l’idée est que vous participez aussi via les commentaires parce que moi aussi je veux de vos nouvelles et puis je ne sais pas non plus trop par quel bout commencer pour vous décrire ce que je vis ici.

J’instaure donc quelques règles:

  1. Si vous lisez cet article, vous devez me poser au moins une question dans les commentaires (je vous avais dit que je vous mettrais à contribution)
  2. Pas de questions sur le boulot ici, Internet est un vaste monde, rempli de gens plus ou moins bien intentionnés et je ne veux pas que l’organisation pour laquelle je travaille soit associée à toutes les conneries que je pourrais dire ici. (si vous souhaitez vraiment que je vous parle du taf, vous pouvez m’écrire un mail)

Voilà, donc si il y a une question qui vous taraude depuis toujours à propos du Népal, de la vie en général, du fonctionnement d’un moulin à café ou de comment faire ses lacets avec un tire bouchon, n’hésitez pas. Soyez créatifs

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